Association des Déportés et Internés Résistants et
Patriotes de Paris

4, rue de Jouy 75004 Paris
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> L'A.D.I.R.P. DE PARIS EST LA REPRESENTATION DEPARTEMENTALE DE LA F.N.D.I.R.P. (FÉDÉRATION NATIONALE DES DÉPORTÉS INTERNÉS RÉSISTANTS PATRIOTES

 

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>Avril Mai Juin 2010

DECOUVREZ DEUX NOUVEAUX TEMOIGNAGES

MARCEL PETIT

SAMUEL ADONER

 

"Personne ne peut imaginer le sadisme des SS..."

Résistant à 15 ans, il est arrêté et survivra à plusieurs années de déportation, de la prison de Melun à Nordhausen, en passant par Dora, Hinzert ou Grossrosen...

 

"A la place du gaz, on a eu de l'eau..."

Enfant de la rue des Rosiers, Samuel Adoner est arrêté avec toute sa famille avant d'être interné à Drancy puis déporté à Auschwitz où il verra les siens pour la dernière fois...

 

>Mars 2010

CONGRES 2010

Compte-rendu / Rapport d'activité / Résolutions / Discours de clôture

 

1 - RAPPORT DU CONGRES DE L’ADIRP DE PARIS


En ce samedi 27 mars, nous sommes réunis à la Salle Saint-Lambert de la Mairie du XVe arrondissement. Le président Emile Torner ouvre la séance, souhaite la bienvenue aux participants avant d’égrener la liste des camarades excusés, des personnalités présentes ou excusées. Il annonce également un don d’un montant de 50,00 € de la part de Mme Rabitchov. Nous regrettons par ailleurs l’absence de Raymond Huard, souffrant, qui devrait nous rejoindre plus tard. Puis nous observons une minute de silence à la mémoire de nos camarades disparus depuis notre dernière assemblée générale. J. Duchateau vient ensuite à la tribune pour lire le rapport d’activité rédigé par G. Guillemot. Puis N.Skrobek lit le projet de résolution. A l’issue de cette lecture, E.Torner lit une lettre de P. Prompt qui nous donne son avis critique au sujet de ce projet de résolution, trop larmoyant à son goût. Pour D. Hurevitch, la résolution est bonne, mais il conviendrait de rajouter un paragraphe qui réaffirmerait notre fidélité envers le C.N.R, attaqué par certains ces derniers temps. Une commission se met rapidement en place pour écrire ce petit paragraphe. M. Cling souhaiterait que l’ont ajoute que les armées alliées ont pu gagner la guerre avec l’aide de la résistance européenne. Et que l’on oublie pas de mentionner les complices vichystes à chaque fois que l’on évoque la «barbarie nazie».

Puis Gérard Pupile, notre trésorier présente le rapport financier. Malgré des dépenses imprévues, (réfection du local, frais de mailing non provisionnés) nos finances sont saines et sous contrôle, grâce, notamment, aux dons et aux subventions salariales obtenues grâce à l’embauche d’un CAE. La subvention de la région Ile de France, promise depuis des mois, nous a enfin été versée. Unique membre de la commission des finances, Eliane Hurevitch se plaint d’avoir été seule, mais donne son quitus.

Election du bureau : En raison de son éloignement de Paris, D. Hurevitch souhaiterait quitter son poste de vice-président, mais face à l’insistance d’A. Laufman et des autres membres du Bureau, D. Hurevitch accepte de rester à condition que nos réunions ne se tiennent plus le jeudi ou le lundi. La commission des finances s’enrichit de deux nouveaux membres : J. Duchateau et J. Migdal.

Prises de paroles. Président du Comité d’Entente des A.C. du XVe arrt, le Colonel Bourré s’occupe de 25 associations et s’efforce d’assister à toutes les réunions. Il a toujours suivi nos travaux et insiste pour que l’on poursuive notre devoir de mémoire et que l’on intéresse les jeunes à notre passé. Il nous félicite pour notre travail et nous souhaite de continuer ainsi encore longtemps.

Président du Comité de Paris de la FNACA, Jean Laurans est également présent en tant qu’adhérent. Il nous assure que les A.C. d’Algérie partagent nos valeurs et se posent en continuateurs de nos travaux. Ils ont toujours été impressionnés par notre détermination et s’appuient sur notre expérience. Il nous fait part de la création prochaine dans le XVe arrt de l’Espace Parisen Histoire et mémoire de la Guerre d’Algérie. Il termine en nous assurant que les anciens combattants d’Algérie seront toujours à nos côtés.

Représentante d’Anne Hidalgo et des groupes de gauche de la mairie, Mme Petranico se dit honorée de participer à notre congrès et tient à exprimer tous ces voeux pour notre association. Elle nous fait part de l’expérience de sa fille qui participé au concours de la Résistance et de la Déportation et qui a été très touchée par cette partie de l’histoire. Elle affirme que la mémoire doit continuer par tous les moyens : livres, films expériences, témoignages. Elle s’avoue très émue par la nouvelle progression du FN aux dernières élections et termine en promettant de maintenir en vie nos efforts car « c’est grâce à vous que nous sommes libres ».

Fraîchement élue présidente des la délégation territoriale de l’AFMD de Paris, Mme Anne Sanquer se réjouit de voir à quel point nous sommes encore nombreux et actifs. Elle nous fait part ensuite du nouveau dispositif du service civique qui s’apprête à impliquer encore davantage les jeunes dans la vie associative, ce qui représente une chance pour la transmission de la mémoire de la déportation et de la résistance.

Ayant découvert par l’intermédiaire de notre site internet la tenue de notre congrès, M. et Mme Helmut Vona, amis d’E. Torner, sont venus exprès d’Allemagne pour y assister : Très ému, M. Vona explique qu’il avait 6 ans en 45, qu’il ne souvient pas vraiment de la guerre, mais il nous félicite, avec beaucoup d’émotion dans la voix, pour notre lutte contre cette barbarie et avoue qu’il s‘efforce de la continuer outre-Rhin. E. Torner ajoute que nous n’avons jamais été fâché avec le peuple allemand qui lui aussi fut victime de Hitler, mais que nous avons toujours combattu les nazis et leurs idées.

C. Schapira rappelle que lors de la Journée du Souvenir, le 25 avril prochain, il faut être présent en mairie. Dans le18e à 10h00, chantera la chorale de l’Opéra de Paris.

E. Torner regrette qu’à l’occasion du 65é anniversaire de la libération des camps, le secrétariat d'état n’ait rien organisé, nous faisant ainsi regretté Jacques Chirac et la cérémonie qu’il avait organisé au Trocadéro.
A l’heure des votes, le rapport d’activité, le rapport financier et le projet de résolution sont adoptés à l’unanimité.

Pour clore ce congrès, représentante de la FNDIRP, G. Guilbaud prononce son discours (voir plus bas) à l’issue duquel elle est chaleureusement applaudie. Des fleurs lui sont offertes. Nous offrons également des livres au Colonel Bourré ainsi qu’à Herr et Frau Vona. La séance est close à 12h00.
Pour terminer, plusieurs gerbes furent déposées au pied du Monument au mort de la mairie, notamment par J.M. Hue, adjoint au maire en charge des Anciens Combattants. Puis un repas convivial fut pris au restaurant où comptâmes 36 convives heureux et fiers d’être présents.

 

2 - RAPPORT D'ACTIVITE, REDIGE PAR GISELE GUILLEMOT


Les années se succèdent et plus ou moins se ressemblent mais drainent de plus en plus leur poids de difficultés. D’abord, hélas, les disparitions qui s’accélèrent et nous laissent démunis – ceux qui s’en vont sont irremplaçables – à notre chagrin s’ajoutent les difficultés matérielles provoquées par ces départs. Par ailleurs, au fil du temps nous devons assumer tous les maux du grand âge. Que se soit au niveau de la FNDIRP ou de notre ADIRP nous nous affaiblissons physiquement et chacune de nos activités exige un effort considérable.

Pourtant chacun d’entre nous essaie avec pugnacité d’être encore efficace et il faut reconnaître que tant bien que mal notre AD tient le coup.
Les rencontres que nous provoquons sont toujours des succès et nous sommes surpris de nous retrouver aussi nombreux – mais ce n’est pas sans difficultés – aussi nous avons besoin des efforts de chacun.

Les petits ruisseaux, dit-on font les grandes rivières. Il faut que notre rivière coule encore un certain temps, aussi nous avons besoin de tous les petits ruisseaux.
Les plus courageux d’entre-nous participent encore à des interventions dans les établissements scolaires et y passent beaucoup de leur temps. Nous sommes hélas trop peu nombreux dans ce genre d’activité.

Ce qui importe, c’est qu’autant que nous le puissions, nous tentions de donner à nos jeunes l’envie de s’investir dans la vie collective, quand on pense aux difficultés surmontées pour obtenir le droit de vote aux femmes et que pas même la moitié d’entre elles se rendent aux urnes, c’est désespérant.

Nous devons à tous ceux qui viennent de nous quitter, Claudine Leroy, Pierre Gouffault, Jacques Loriette et tous les autres de transmettre la Mémoire, afin que notre douloureux passé serve au moins à construire un meilleur avenir.
En 2009, l’ADIRP a organisé dans ces locaux refaits à neuf, une séance de dédicaces qui a réuni plus d’une quarantaine de participants. Une vingtaine d’ouvrages ont été vendus.

En 2006, subventionnée par l’Ile de France, l’ADIRP a entamé une collection de témoignages de nos anciens internés, résistants et déportés, filmés en vidéos et placés ensuite sur notre site. Une quinzaine de témoignages sont désormais sur notre site. En douze mois, nous avons reçu plus de 6000 visites. Voilà un relais de la mémoire qui fonctionne très bien. Je vous invite à visiter notre site www.adirp.org. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, je les invite également à témoigner, cela peut se faire à votre domicile ou bien au siège de l’ADIRP, rue de Jouy.
Vous pouvez acquérir ses témoignages sur DVD. Il suffit de les commander à David. Ils sont gratuits - nous n’avons pas le droit de les vendre, cela est inscrit dans la convention que nous avons passé avec l’Ile de France - mais ceux qui le désirent peuvent faire un don au moment de recevoir ses DVD.

En collaboration avec le Musée de Besançon, nous avons retrouvé des cassettes VHS de certains témoins appartenant à l’ADIRP de Paris. Nous avons pu numériser les bandes et les monter en plusieurs petits extraits de 10 minutes avant de les placer sur notre site. Nous avons également pu placer sur notre site plusieurs vidéos montrant nos camarades Emile et Raymond témoigner dans les locaux de la FMD, devant deux classes de lycéens venus de Belfort.

Pour terminer, quatre heures de films ont été numérisées, montées et placées sur notre site. Il s’agissait d’un voyage que notre président Emile Torner a effectué à Buchenwald, Dora et Langenstein en compagnie d’autres anciens déportés chargés de faire visiter ces camps à dune vingtaine de lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation.

3 - RÉSOLUTION DE L’A.D.I.R.P. DE PARIS

Les participants au congrès de l’A.D.I.R.P. de Paris réunis le 27 mars 2010 à la Mairie du XVe arrt :

1° - Adhèrent aux thèmes choisis pour le 36e Congrès de la F.N.D.I.R.P. qui se tiendra à Marseille du 17 au 20 mai 2010 : « Solidarité dans les camps : notre survie ; solidarité Aujourd’hui: l’avenir du monde ».


2° - Commémorent en 2010 le 65e Anniversaire de la libération des Camps d’Extermination nazis. Ses usines de mort étaient méthodiquement conçues, pour assassiner de façon massive les déportés non seulement adultes, mais également les enfants de tout âge. Ces camps étaient aussi destinés à l’exploitation du travail des déportés et cela en les obligeant à travailler jusqu’à l’extrême limite de leurs forces. Les nazis poussèrent leur sadisme jusqu’à inventer les meilleurs moyens d’avilissement et de déshumanisation des hommes, des femmes et des enfants dont ils avaient programmée la disparition.


3° - L’ADIRP réprouve la déclaration de M. Kessler en tant que membre de la direction du MEDEF disant en substance qu’il fallait en finir avec tout ce qu’il reste du programme de la Résistance. Le désespoir qui s’est manifesté non seulement par l’importance du vote Front National, mais aussi par celui de l’abstention justifie la nécessité de conserver les acquis sociaux du programme du CNR. L’ADIRP demande que soit enfin votée « 27 mai, journée nationale de la Résistance » (non chômée).


4° - Survivants revenus il y a 65 ans des camps, des bagnes et des prisons de « l’Univers concentrationnaire nazi », nous n’avons pour la plupart survécu et parvenu à conserver notre dignité que grâce à la solidarité que nous avons réussis à créer, malgré la menace de mort immédiate. Après notre retour nous avons su majoritairement rester solidaires.


5° - Cette solidarité a été le principal leitmotiv de la F.N.D.I.R.P. depuis sa création en 1945. Solidarité pour la défense de nos droits. solidarité dans la lutte pour la Paix, dans ce 20e Siècle qui a vécu des Guerres et une Barbarie sans précédent dans l’histoire de l’Humanité. Solidarité avec tous ceux qui luttent pour que chaque être humain vive dignement dans le respect de la Déclaration Universelle Des Droits De L’homme. La dignité de chaque enfant, de chaque femme, de chaque homme commençant quand il n’a plus faim.

4 - DISCOURS DE MME GENEVIEVE GUILBAUD, DE LA FNDIRP

"Chers camarades, chers amis ,

La Direction Nationale m'a chargé de la représenter, en tant que Membre de la Commission Nationale du Contrôle Financier de la FNDIRP, lourde tâche que je vais faire malgré tout avec plaisir. C'est toujours émouvant de se retrouver devant vous, il y a tellement de souvenirs qui nous lient depuis des décennies FNDIRP - ADIRP . Votre congrès prend place dans une période où le travail de mémoire est plus important que jamais, où la vigilance ne doit en aucun cas se relâcher. Je sais que les membres de votre Comité de direction y sont très attentifs. Nous sommes encore pour un certain temps des passeurs de mémoire. Le monde où nous vivons est plein de périls, j'y reviendrai tout à l'heure. Aussi les derniers survivants des prisons et des camps, les familles le doivent à leurs disparus, se doivent à eux-mêmes témoigner, de faire réfléchir les jeunes en particulier. Cela a existé, cela peut se reproduire.

Pourquoi, comment, une telle négation totale de tout ce qui fait la richesse de l'être humain à t-elle pu exister ? Quelles forces ont donc permis à l'idéologie nazie de naître et de se répandre ? Soixante ans après, nous sommes là, très peu nombreux il est vrai, pour dire à ces jeunes : à vous de reprendre le relais ! Soyez acteurs et non simple spectateurs ! Je m’adresse plus particulièrement aux Déports et aux Résistants. Vous avez fait votre devoir, vous avez su dire non ! Cela vous a coûté très cher, mais la liberté était au bout du chemin,. Notre liberté, bien sur en 1945, mais aussi la votre, celle d'aujourd'hui. Nous connaissons les difficultés contre lesquelles les jeunes doivent se battre, nous leur faisons confiance pour construire une société dont nous rêvions à votre retour, celle où l'homme pourra pleinement se réaliser. A la FNDIRP comme à la FMD, nous continuerons à le transmettre. Je sais que partout nous rencontrons des difficultés dues à l'âge, à la maladie, mais une fois de plus, je m'en voudrais de ne pas citer Marcel Paul : « Nous sommes condamnés à aller jusqu'au bout ! »

Le problème est de savoir que signifie « aller jusqu'au bout » ?

Aujourd'hui, vous, les anciens combattants volontaires de la Résistance, internés, déportés, nous voulons tous passionnément l'union de tous ceux qui luttent pour le même idéal de paix, de liberté, de fraternité. Ce qu'ont réussi à réaliser la FMD et son association des Amis. Un travail considérable à déjà été accompli grâce à la Fondation créée en 1990 par la FNDIRP et l'UMIF auxquelles se sont rapidement jointes la quasi-totalité des Fédérations, Associations, Amicales, représentant l'internement et la déportation. Je rappelle pour mémoire la réalisation du cd- rom qui en est à sa seconde édition, la réalisation de la vidéothèque contenant plus de 100 témoignages, la publication des quatre volumes du livre-mémorial des déportés partis de France, d'un autre lieu que de Drancy et qui réserve quelques surprises puisque nous avons recensé près de 90 000 personnes déportées pour faits de résistance. Permettez-moi d'insister, également sur les Amis de la Fondation. Des délégations territoriales existent aujourd'hui dans 76 départements et elles y font du bon travail. Il n'est pas question - ce n'est d'ailleurs pas leur vocation - que les Amis de la FMD remplacent la FNDIRP, mais ils sont déjà le relais de la Fondation sur le terrain et représentent l'avenir de notre mémoire.

Le devoir de mémoire est exigeant. Les quelques années qui nous restent pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions ne seront pas de trop pour laisser aux témoins des témoins un matériau conséquent et fiable qui leur permette de perpétrer la mémoire de l'internement et de la déportation. Mes chers Camarades, les combats que nous menons depuis plus d'un demi-siècle pour promouvoir les valeurs qui sont les nôtres : la Paix, les droits de l'homme, la lutte contre le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie et la xénophobie, contre toutes les exclusions, ces combats sont toujours d'actualité. Nous devons par conséquent continuer, tant que nous le pourrons.

La dernière partie de mon propos consistera à vous donner quelques informations sur l'activité de la fédération. En 2009, à la Fédération, nous étions encore près de 15 000, exactement 14 838 en 2009 dont 2293 Déportés, 946 Internés, 1083 PRO, 9282 Familles et 1232 Amis. Cela représente une force importante, mais montre que plus de 70% des membres de la FNDIRP sont des familles ou des amis et moins de 30% d'anciens déportés, internés et PRO. Nous devons donc réfléchir au devenir de la Fédération et un groupe de travail a été créé pour ce faire. Le Conseil d'Administration de la FNDIRP à proposé que l'Assemblée Générale 2011 fixe la date de la fin d'activité de la Fédération. Notre Secrétaire Général a repris cette proposition dans le rapport moral présenté en mai 2009 à Paris, rapport moral approuvé par les délégués. Notre Assemblée Générale de 2009 s’est tenue à l'Hôtel de Ville de Paris dans de bonnes conditions. Ces rencontres annuelles sont toujours un fort moment d'échanges et de retrouvailles. Une fois encore, nous avons pu constater qu'un certain nombre d'ADIRP continuent d’avoir de nombreuses activités, malgré toutes les difficultés que nous connaissons. Cette année, notre congrès se déroulera à Marseille sur le thème : « Solidarité dans les camps: notre survie, solidarité aujourd'hui : l'avenir du monde » Nous espérons une participation nombreuse, les questions qui y seront débattues seront essentielles pour le devenir de la Fédération."

 

 

 

>Février 2010

Le prochain CONGRES de l’ADIRP DE PARIS se tiendra

LE SAMEDI 27 MARS 2010

à la Mairie du XVe arrondissement, 31 rue Péclet (M° Vaugirard) de 9h30 à 12h00


Face aux difficultés que nous rencontrons actuellement, nous serions très heureux si cette année vous pouviez faire un effort exceptionnel pour être présents et nous aider à renouveler le Bureau de l’ADIRP et le Comité Départemental. Par ailleurs, l’horaire ne nous permettant de déborder, nous vous prions de bien vouloir arriver à 9h30.


Nous aborderons l’ordre du jour suivant :


1 - Présentation du Rapport d’Activité, par Gisèle Guillemot
2 - Présentation du Budget 2009 et des prévisions budgétaires 2010, par Gérard Pupile.
3 - Projet de Résolution de l’ADIRP de Paris (Voir plus bas)
4 - Débats et votes sur les différents rapports et sur le projet de résolution.
5 - Elections du Bureau
7 - Question diverses.


A l’issue des débats, à 12h00, nous déposerons une gerbe au Monument aux Morts de la Mairie, accompagnés par la musique des gardiens de la Paix.
Puis un déjeuner sera organisé au restaurant Le Cap, situé juste en face de la mairie. Prix du repas : 22,00 €, (11,00 pour les veuves) - boissons non comprises

Lors de nos travaux, nous étudierons le projet de résolutions suivant :

 

 

PROJET DE RÉSOLUTION DE L’A.D.I.R.P. DE PARIS

Les participants à l’Assemblée Générale de l’A.D.I.R.P. de Paris réunis le 27 mars 2010 à la Mairie du XVème Arrondissement :


1° - Adhèrent aux thèmes choisis pour le 36ème Congrès de la F.N.D.I.R.P. qui se tiendra à Marseille du 17 au 20 Mai 2010 : «SOLIDARITÉ DANS LES CAMPS :NOTRE SURVIE, SOLIDARITÉ AUJOURD’HUI: L’AVENIR DU MONDE »


2° - Commémorent en 2010 le 65ème Anniversaire de la libération des Camps d’Extermination nazis, usines de mort méthodiquement conçues et des Camps de concentration, usines d’exploitation jusqu’à leur dernière limite des forces de travail de leurs prisonniers, réalisation de barbares ne se contentant pas d’installer un système « de mort par le travail », poussant leur sadisme à inventer les meilleurs moyens d’avilissement et de déshumanisation des hommes et des femmes dont ils avaient programmée la disparition.


3° - Survivants revenus il y a 65 ans des Camps, des bagnes et des prisons de « l’Univers concentrationnaire nazi », nous n’avons pour la plupart survécu et parvenu à conserver notre dignité que grâce à la solidarité que nous avons réussis à créer, malgré la menace de mort immédiate. Après notre retour nous avons su majoritairement rester SOLIDAIRES.


4° - Cette SOLIDARITÉ a été le principal leitmotiv de la F.N.D.I.R.P. depuis sa création en 1945. SOLIDARITÉ pour la défense de nos droits. SOLIDARITÉ dans la lutte pour la Paix, dans ce Siècle qui a vécu des Guerres et une Barbarie sans précédent dans l’histoire de l’Humanité. SOLIDARITÉ avec tous ceux qui luttent pour que chaque être humain vive dignement dans le respect de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La dignité de chaque enfant, de chaque femme, de chaque homme commençant quand il n’a plus faim.


5° - Nous les Déportés survivants qui pendant des dizaines d’années avons été l’âme de la F.N.D.I.R.P. qui voyons chaque semaine disparaître, un a un, nos camarades, derniers témoins des barbaries sans précédent du 20ème Siècle, avons décidés que la F.N.D.I.R.P. propose à l’Assemblée Générale qui se tiendra statutairement en 2011, la cessation de ses activités. Des dispositions ayant été prises pour que soit assuré le relais par les générations qui nous suivent dans les Amis de la F.M.D. Fondation ou est et sera conservée la Mémoire des 67 années d’action de notre Fédération et des AD qui la composent. Ceux qui seront encore présents continuerons au sein des A.F.M.D. l’action qu’ils mènent depuis leur retour de « l’enfer ».

6° - Nous les survivantes et les survivants tenons à renouveler notre reconnaissance aux « combattants des armées de la coalition antihitlérienne » qui sur terre et sur mer, dans les airs et sous les mers, de Stalingrad aux Plages de Normandie en passant par les plaines de Koursk, Berlin, le ciel de Londres, El Alamen, le Maroc, l’Algérie, l’Italie, les Plages de Provence, le Rhin .... Nous permirent de retrouver la Liberté.


7° - L’A.D.I.R.P. est consciente que la société de 2010 n’assure pas à chaque être humain la dignité à laquelle il a droit et pour laquelle dès notre retour nous nous sommes battus, nous espérons et demandons que les générations qui nous suivent tirent les leçons du passé et agissent afin que la société qui leur est léguée soit de pus en plus faite de justice.

 

 

 

>Janvier 2010

Un nouveau témoignage vient d'enrichir notre site : celui de Charlotte Schapira, qui a vu ses parents disparaître lors de la rafle du Vel d'Hiv et qui fut une des survivantes du camp d'extermination d'Auschwitz.

 

 

Si son témoignage vous donne envie d'en savoir davantage sur son parcours, n'hésitez pas à nous commander son livre : "Il Faudra Que Je Me Souvienne", ed. l'Harmattan.

 

 

> Décembre 2009

 

 

L’ADIRP DE PARIS
a le plaisir
de vous inviter à une


Rencontre & Dédicaces

Mercredi 9 décembre 2009

de 14h30 à 17h30
au siège de l’association
4, rue de Jouy 75004 Paris


en présence des auteurs

Thomas Fontaine
« L’Impossible Oubli »

 

Gisèle Guillemot
« Résistante »

 

Charlotte Schapira
« Il Faudra Que Je Me Souvienne »

 

Charles Palant
« Je Crois Au Matin »

 

 

 

> Novembre 2009

 

RETOUR AUX CAMPS

LES VOYAGES ACTION-MEMOIRE

En juillet 2007, l'ADIRP de Paris a organisé un pélerinage aux camps de Buchenwald, Dora-Mittelbau et Langenstein.

"Retour Aux Camps"

Guidant de jeunes lauréats du concours national de la résistance et de la déportation à travers ces vestiges de l'enfer concentrationnaire nazi, des anciens déportés parcourent les camps et livrent leurs souvenirs...

Réalisé avec le concours de la région Ile de France

Conseil régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 http://www.iledefrance.fr

 

 

> Octobre 2009

 

 

LA DEPORTATION EN 11 QUESTIONS

 

Filmés à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation,

Emile Torner et Raymond Huard

évoquent leurs parcours et répondent aux nombreuses

questions d'élèves de terminale du lycée Condorcet de Belfort.

VOIR LES VIDEOS

Réalisé avec le concours de la région Ile de France

Conseil régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 http://www.iledefrance.fr

 

 

> Septembre 2009

 

 

NOS TEMOIGNAGES

Depuis plusieurs mois, notre site s'est enrichi de nouveaux témoignages d'anciens résistants, internés et déportés, tournés en vidéos.

Retrouvez-les ici :

Témoignages

Il y a dix ans, l’A.D.I.R.P. de Paris comptait plus de trois cent cinquante déportés et internés. Ils ne sont plus que cent seize aujourd’hui, et parmi tous ceux qui ne sont plus, combien ont pu laisser une trace tangible de leur témoignage ?
Leur témoignage est pourtant l’épine dorsale de la Mémoire de la Résistance et de la Déportation.
Persuadée de pouvoir faire toujours davantage pour le Devoir de Mémoire, l’A.D.I.R.P. de Paris a décidé de permettre à tous ses adhérents déportés et internés de livrer leur témoignage et de donner ainsi à notre association un véritable rôle de passeur de Mémoire.
Capté en vidéo, chaque témoin pourra ainsi laisser aux générations actuelles et futures une trace de son histoire et contribuer ainsi à garder vivante cette Mémoire de la Résistance et de la Déportation...

Réalisé avec le concours de la région Ile de France

Conseil régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 http://www.iledefrance.fr

 

 

 

> Juin 2009

 

Notre camarade Charles Palant vient de faire paraître un nouvel ouvrage.

 

 

Voici un extrait de son blog :

"Amis lecteurs, laissez-moi vous dire,

JE CROIS AU MATIN est le récit dans lequel je ME raconte. Je délivre ce que ma mémoire a retenu de mon enfance, de ma jeunesse, de ma déportation, de ma vie d'homme, de militant engagé.

Ce n'est pas, à vrai dire, une biographie. Je n'ai pas le savoir-faire de l'historien, ni le talent du chroniqueur. Mon livre est le recueil de souvenirs des choses vécues et des expériences accumulées.

Je ne me donne pas en exemple. Et je n'ai de comptes à régler avec personne.

J'affirme, ça et là des convictions. Aucune n'est comminatoire. Je le fais avec la fermeté d'une main tendue, ouverte et franche. Je déteste la main molle.

Les premiers lecteurs de mon livre, encore à l'état de manuscrit, l'ont trouvé attachant. Certains, les plus jeunes, m'ont dit qu'ils aimeraient connaître la suite. Savent-ils, ces veinards, que la suite, eux, la vivront ?"


"Je crois au matin" - 420 pages - Le Manuscrit éditeur - prix : 29,90€.
Commandes : www.manuscrit.com - www.Amazon.fr
Librairie du Mémorial de la Shoah
rue Geoffroy l’Asnier - Paris 75004
Union des Déportés d’Auschwitz
39, Bd Beaumarchais – Paris 75003

 

> Avril 2009

 

 

Compte-rendu de l’Assemblée Générale

de l’A.D.I.R.P. de Paris


Mairie du XVIIe Arrt / 28 mars 2009


Une cinquantaine de personnes se trouve rassemblée dans la salle Poulbot de la Mairie du XVIIIe arrondissement. Emile Torner représente la F.N.D.I.R.P. et Maurice Cling préside la réunion. En préambule aux débats, Maurice Cling lit la liste des camarades et des personnalités excusés, puis celle de tous nos camarades disparus depuis notre dernière assemblé . Une minute de silence est observée.


Après la lecture du rapport moral d’activité par Geneviève Guilbaud, Daniel Hurevitch (11e) soumet au bureau le problème qu’il a rencontré en tant que membre du jury du concours départemental de la Résistance et de la Déportation. Il en a été « remercié » à la fin de l’année dernière en vertu d’une règle dite du « renouvellement des membres ». Or depuis cinq ans que notre camarade siégeait parmi ce jury, jamais cette règle n’avait encore été appliquée. Etonnée, voire choquée par cette mise à l’écart, l’ADIRP et la FNDIRP ont adressé un courrier au responsable, mais à ce jour ce courrier est resté lettre morte. « Que peut-on faire, ? » demande Cling. « Doit-on contacter un membre plus haut placé au rectorat ? Ecrire un article dans le P.R. ? »

Jean-Paul Riffault (président du comité A.N.A.C.R de PARIS) évoque une remise en cause de la présence des Résistants dans les jurys. Selon lui, « l’Education Nationale semble vouloir mettre sous tutelle ces jurys et il est ennuyeux que ceux qui ont été concernés en premier lieu par la Résistance ne puissent plus apporter leur parole au sein de ces jurys. Cela est en train de devenir un problème politique. »

Aux yeux de M. Cling, « Il est clair que nous gênons car nous ne sommes pas dans la ligne « officielle » qu’on veut nous imposer. » Il rappelle que l’inspectrice générale du concours a été nommé par le gouvernement et qu’elle avait par ailleurs été nommée pour participer à la grand réconciliation entre tous les Anciens Combattants européens (S.S. et soldats de la Wehrmacht compris).


Gérard Pupile, notre trésorier, présente le bilan financier de 2008 ainsi que les prévisions budgétaires pour 2009. Il en ressort que nous avons désormais des finances saines et équilibrées. Il remercie encore une fois nos généreux donateurs grâce auxquels nous parvenons à nous maintenir à flots. Même la nouvelle embauche de notre collaborateur David Beau sera finalement équilibrée grâce aux aides de l’Etat. La commission des finances donne son quitus.


M. Cling remercie Gérard Pupile et se félicite de la bonne santé financière de l’association avant de demander à D. Hurevitch de lire son projet de résolution. Plusieurs problèmes sont soulevés.

Tout d’abord, M. Cling souligne l’importance de la date de création du programme du C.N.R. et regrette qu’il n’existe aucun monument dédié à la Résistance à Paris. Une phrase sera donc rajouter au projet de résolution.

Puis le problème est soulevé de la place occupée au sein de cette résolution par des problèmes jugés trop « politiques » et pas assez en rapport avec le combat des anciens déportés et internés (les médicaments, le conflit israélo-palestiniens, l’attitude du gouvernement français, etc.).

M. Cling juge que « la politique du gouvernement est moins notre problème que ceux rencontrés par les anciens déportés. » D. Hurevitch se défend en expliquant qu’il a repris l’article de Robert Créange paru dans le P.R. et qui était à ses yeux « encore plus virulent ». Alice Laufman (responsable de la section du 10e arrt) rappelle que ces sujets « politiques » ont pourtant fait l’objet de congrès de la F.N.D.I.R.P. et insiste pour qu’on les aborde au sein de notre résolution. M. Cling préférerait mettre l’accent sur les problèmes liés à « notre mémoire » : O.T.A.N., manuel franco-allemand, libertés rognées par le gouvernement, etc.

Pour D. Hurevitch : « On est tourné vers l’avenir et par conséquent on ne doit pas s’enfermer sur nos propres problèmes d’anciens déportés. ».

Après cette discussion vive et passionnée, le rapport d’activité, le compte-rendu budgétaire et le projet de résolution sont votés et acceptés à l’unanimité moins une abstention en ce qui concerne le projet de résolution.


Puis c’est aux personnalités présentes de prendre la parole. Catherine Lassure, adjointe au maire chargée des A.C. a trouvé les débats passionnés et reste admirative face à la vivacité des participants. Elle se félicite également de voir que nous nous efforçons de transmettre la mémoire tout en restant en phase avec l’actualité.


Jean Laurans nous « salue au nom des 5000 adhérents de la FNACA-Paris. Il rappelle que son association s’est inspirée du travail de la FNDIRP en ce qui concerne le travail de mémoire et notamment les interventions dans les collèges et lycées. Il annonce par ailleurs qu’une nouvelle association s’est crée, l’Espace Parisien Histoire Mémoire de la Guerre d’Algérie. Regroupant plusieurs associations d’anciens combattants d’Algérie de tous bords, elle compte environs 20 000 adhérents et organisera le 19 mai un colloque à l’Hôtel de ville de Paris sur la « Mémoire Partagée » de la guerre d’Algérie.


H. Wilkowski, trésorier de l’AFMD, rappelle que son association est présente dans 73 départements et que ses effectifs se composent de la façon suivante : 20% d’anciens déportés, 40 % d’amis, 40% de famille. Il prévient que lors de la prochaine AG, ils annonceront la création d’une nouvelle délégation à Paris.


Pour terminer, Emile Torner prend la parole pour nous transmettre le salut de notre direction nationale. Il rappelle les succès des deux derniers congrès, notamment en ce qui concerne la souscription nationale et la vente des livres. Il s’inquiète de la nouvelle vague négationniste (Dieudoné, Faurisson, Evèque Williamson, Le Pen) et rappelle qu’il faut faire attention aux sites de la Déportation et que de gros efforts sont à fournir pour les maintenir en l’état.


M. Cling remercie E. Torner puis revient sur le congrès de Metz. Le thème en étant la torture, Henri Alleg, l’auteur de « La Question »y a été invité, mais l’A.D.I.R.P. de la Moselle s’y est opposée et Cling regrette amèrement que la FNDIRP ait dû céder que Alleg n’ait pu venir au congrès. Puis, revenant sur les journées de commémoration, M. Cling estime qu’elles se vident peu à peu de leur sens. La preuve : pourquoi n’y a-t-il pas de drapeaux américains, anglais ou russes à l’Arc de Triomphe le 8 mai ? Ce sont des batailles qui méritent d’être menées si on veut maintenir vivantes les valeurs de la déportation et de la résistance.


Un dépôt de gerbe a lieu ensuite devant le monument aux morts de la mairie, puis un vin d’honneur est offert par la municipalité. A l’heure du déjeuner, tous les camarades participèrent avec entrain à un chaleureux et convivial repas.

 

 

 

Rapport d’activité 2008,

rédigé par Geneviève Guilbaud


En 2008, lors de notre dernier congrès, nous étions une cinquantaine réunis à la mairie du XIIe. Nous sommes aujourd’hui à peu près aussi nombreux. Il est donc plaisant de constater que, malgré son grand âge – 42 ans - notre association peut s’appuyer chaque année sur un noyau dur de fidèles.


En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé activement aux cérémonies du mois d’avril, la Journée National de la Déportation. Dans tous les arrondissement nous nous sommes efforcer de déposer une gerbe et de lire le « Message ». Signalons que depuis plusieurs années, c’est la fille du docteur Meyroune qui, reprenant le flambeau, lit le Message dans le 20e (ou 19e arrt) lors de la cérémonie.


En 2008, lors du congrès de Metz de la F.N.D.I.R.P., l’A.D.I.R.P. de Paris y était particulièrement présente, avec presque une douzaine de ses membres du bureau siégant parmi les différentes commissions mises en place.


En 2008, si le nombre de ceux qui en sont encore capable a diminué, plusieurs d’entre nous n’ont pas compté leur peine et se sont rendus dans les classes pour témoigner, après que l’association ait adressé un mailing à tous les lycées et collèges parisiens, privés et publics. Difficile de chiffrer le nombre de témoins et de témoignages, mais nous sommes toujours actifs sur ce front et c’est tout ce qui doit compter.


En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a vu un de ses membres, M. Daniel Hurevitch être « remercié » entre guillemet du jury départemental du Concours de la Résistance et de la Déportation. Les explications plus qu’embrouillés du RECTORAT ne nous ayant pas convaincu, nous avons depuis adressé plusieurs courriers aux responsables pour demander non seulement des explications mais également la réintégration de notre camarade au sein du jury. Ces courriers étant restés sans suite, nous ne comptons pas en rester là et envisageons d’autres démarches pour obtenir éclaircissements et réparation.


En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé aux Forum des Associations du XIe et du XIIe arrt. Des livres et calendriers y furent vendus.


En 2008, le Bureau de l’A.D.I.R.P. de Paris s’est réunit une demi-douzaine de fois, et on ne dira jamais assez comme cela facilite les activités de l’association. Remercions par conséquent tous ceux qui participent activement à ces réunions, été comme hiver. Le résultat de leur travail est particulièrement réussi, puisque en 2008, après avoir placé 264 cartes sur 307 distribuées, l’A.D.I.R.P. de Paris de Paris a dégagé un surplus de 3620,00 €. L’année précédente, elle en avait placé 278 et dégagé un surplus de 3593,00 €. Le niveau est donc maintenu et nous espérons qu’il en sera de même en 2009. Par ailleurs, l’A.D.I.R.P. de Paris a placé en 2008 569 calendriers alors qu’elle n’en avait placé « que » 488 en 2007.


En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a une nouvelle fois organisé son Pot de l’Amitié qui fut encore une fois un franc succès comme vous avez pu le constater si vous y avez participé ou lu le compte-rendu dans le Patriote Résistant.


En 2008, s’est tenue dans les locaux de l’association la réunion interdépartementale des A.D.I.R.P. de la région parisienne. Les camarades y furent assez nombreux et nous avons été assez heureux de constater que, malgré toutes les difficultés rencontrés au sein des différentes sections et des différents départements, chacun tentait d’apporter des solutions à la diminution des effectifs.


En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a trouvé une solution pour réengager David, notre fidèle collaborateur, sous la forme d’un emploi à mi-temps subventionné à 75% par l’Etat. Grâce à lui et à son travail, notre site internet a déjà considérablement évolué.

Il contient désormais des témoignages d’anciens déportés et internés que David a été filmé chez eux avant de monter, d’indexer et de mettre en ligne sur internet ces films vidéos. Vous pouvez en particulier retrouver sur notre site www.adirp.org le témoignage très émouvant d’un de nos camarades du 4e arrt, M. Halaunbrenner, qui raconte le jour où il a vu Klaus Barbie faire irruption chez lui pour arrêter son père et son frère et comment il fut amener à témoigner lors du procès de Klaus Barbie, après que sa propre mère ai accompagner le célèbre avocat Serge Klarsfeld jusqu’en Bolivie pour y retrouver l’ancien nazi.

Notre site est bien sûr destiné aux plus jeunes générations, afin qu’elles puissent avoir accès à nos témoignages lorsque nous ne serons plus en mesure de nous rendre par nous mêmes dans les collèges et les lycées.

Pour rendre encore plus riche - et donc encore plus utile - cet outil de la Mémoire qu’est en train de devenir notre site, nous en appelons à tous les camarades anciens déportés et internés, qu’ils aient ou non l’habitude de témoigner, pour qu’ils se mettent en contact avec David et puissent témoigner au nom du Devoir de Mémoire.


Je terminerai en reprenant les mots de Gisèle Guillemot notre camarade ici-présente qui rédigea de sa plume la plus fine le rapport d’activité l’année dernière : « Mais nous ne sommes pas là seulement pour nous auto-féliciter. Nous n’en avons pas fini avec nos revendications, il nous reste à obtenir et ce serait grand temps :
- l’indemnisation des P.R.O. ou de leurs ayants cause.
- l’amélioration de la situation des internés.
- la modification du mode de calcul du rapport constant.
- la proportionnalité des pensions
- l’extension du contentieux en maintenant chaque année le niveau du budget en euros constants.
Notre influence auprès de nos camarades et de leurs familles passe par notre journal « Le Patriote Résistant » dont la qualité et la valeur ne sont plus à démontrer. Il doit être dans tous les foyers.


Nous vous souhaitons donc d’abord une bonne santé pour pouvoir assurer et puis un grand courage pour vaincre la fatigue qui est le lot des gens de notre âge. Nous avons le devoir de rester debout jusqu’au bout du chemin.
Nous ne pouvons pas prendre notre retraite. »


> Bref aperçu historique > Centres d'Entraide
Dès 1944, dans les camps nazis et la France libérée, des structures sont créées et des projets élaborés afin de préparer le retour des Déportés, de promouvoir l'indispensable entraide aux survivants et aux familles et de perpétuer les valeurs de la Résistance. En France, jusqu'à l'automne 1944, aucune organisation officielle ne s'occupe des Déportés, les familles sont uniquement soutenues par les mouvements de la Résistance - le gouvernement de Vichy se désintéressant du sort des Déportés qu'il a souvent lui-même livré aux nazis.
Dans le gouvernement provisoire de la France Libérée, un ministère est chargé des Prisonniers de Guerre, Déportés et réfugiés.
Parallèlement, un mouvement associatif se développe.
Des Internés libérés et des Résistants créent en novembre 1944 la Fédération Nationale des Centres d'Entraide d'Internés et Déportés Politiques.
Aidée par des subventions gouvernementales, cette association s'implante peu à peu dans tous les départements.
Son action est pensée en fonction de l'attente du retour des Déportés, même si l'on est encore loin d'imaginer alors l'ampleur du désastre.
> Buchenwald
Le Colonel Manhès et Marcel Paul créent à Buchenwald le Comité des Intérêts Français où cohabitent tous les mouvements de Résistance présents au camp.

Les statuts d'une Fédération sont rédigés pour, après la Libération, défendre les intérêts de tous les Déportés, poursuivre les criminels nazis, témoigner et rester fidèles à tous les compagnons qui ont trouvé la mort.
> 40 000 rapatriés
Le retour des Déportés est un choc terrible pour la France.

D'avril à juin 1945 pour la majorité d'entre-eux :
environ 40 000 rapatriés squelettiques ont terriblement besoin de soins, de repos, de longues convalescences et de moyens de (sur)vivre.

La Fédération des Centres d'Entraide mobilise toutes les bonnes volontés.
Elle complète ainsi l'oeuvre matérielle du gouvernement et apporte tout ce que l'esprit de solidarité peut ajouter moralement auprès des rescapés.

C'est à ce moment précis que beaucoup comprennent qu'ils ne reverront plus ceux des leurs qui étaient partis et dont ils étaient sans nouvelle depuis des années.
> Le Serment
Des personnalités de Buchenwald sont rapatriées le 18 avril 1945 par avion, notamment Marcel Paul et le Colonel Manhès.

Après avoir rencontré de Gaulle, Eisenhower et les dirigeants de la Fédération des Centres d'Entraides, Manhès et Marcel Paul retournent en Allemagne pour assister les Déportés, retrouver ceux qui sont isolés dans les commandos et organiser leur rapatriement.


A Buchenwald, à Mauthausen, les Déportés prononcent des serments où ils promettent de s'unir pour témoigner et perpétuer les valeurs de la Résistance.

> lire le serment
> La Fondation pour la Mémoire de la Déportation
En 1990, l'unité du monde de la Déportation a fait un grand pas en avant quand la FNDIRP, en association avec l'union des Mutuelles de l'Ile de France (UMIF), a crée la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

> le site de la Fondation : http://www.fmd.org
> Structure de la FNDIRP
Depuis sa fondation en 1945 jusqu'à nos jours, la FNDIRP a développé une structure et des activités décentralisées.
Les sections locales se regroupent au sein d'une Association Départementale déclarée en préfecture selon la loi de 1901.
L'ensemble des Associations Départementales constitue la Fédération, reconnue d'utilité publique.


Chaque année, des Congrès ou Assemblées Générales réunissent à tous les niveaux les adhérents ou bien leurs délégués.
Ce sont eux qui, alors, élisent les présidents et adoptent ou non les motions proposées.
> Le Colonel Manhès
Héros de 14-18, Résistant de la première heure, ami proche de Jean Moulin, gaulliste, colonel de l'armée de l'air des FFL (Forces Françaises Libres), Fréderic-Henri Manhès est arrêté en 1943.
Torturé, il arrive à Buchenwald en janvier 1944.
> Marcel Paul
Enfant de l'assistance publique, syndicaliste célèbre, communiste toujours favorable à l'union, lui aussi résistant de la première heure et auteur de sabotages multiples, Marcel Paul est déporté de Compiègne à Auschwitz en avril 1944 puis à Buchenwald en mai 1944.
> Un Comité historique
De tous bords confondus, les premiers dirigeants de la FNDIRP seront les suivants :

Président
Colonel Manhès (gaulliste)

Vice-Présidents
Marcel Paul (communiste)
Professeur R. Heim
Docteur M. Guislain
Révérend Père Riquet
(catholique)
> La FNDIRP aujourd'hui
La FNDIRP est restée fidèle à l'esprit de ses fondateurs : Union de tous les Internés et Déportés, Solidarité et Témoignage.
Elle a élargi ses actions de solidarité à d'autres souffrances : aide matérielle pour le creusement de puits au Burkina-Faso, aide à la lutte contre les mines antipersonnel...
Elle fait entendre sa voix dans le respect de la diversité des opinions de ses adhérents, sur toutes les questions relatives à la paix dans le monde.
Elle prône le règlement des conflits par la négociation et l'application des résolutions de l'O.N.U..

Elle publie un journal mensuel, " LE PATRIOTE RESISTANT ".
Elle édite et diffuse des dizaines d'ouvrages.

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