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L'A.D.I.R.P. DE PARIS EST LA REPRESENTATION DEPARTEMENTALE
DE LA F.N.D.I.R.P. (FÉDÉRATION NATIONALE DES DÉPORTÉS INTERNÉS
RÉSISTANTS PATRIOTES |
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L’ADIRP
DE PARIS
a le plaisir
de vous inviter à une
Rencontre & Dédicaces
Mercredi
9 décembre 2009
de
14h30 à 17h30
au siège de l’association
4, rue de Jouy 75004 Paris
en présence des auteurs
Thomas
Fontaine
« L’Impossible Oubli »

Gisèle
Guillemot
« Résistante »

Charlotte
Schapira
« Il Faudra Que Je Me Souvienne »

Charles
Palant
« Je Crois Au Matin »

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RETOUR
AUX CAMPS
LES
VOYAGES ACTION-MEMOIRE
En
juillet 2007, l'ADIRP de Paris a organisé un
pélerinage aux camps de Buchenwald, Dora-Mittelbau
et Langenstein.
"Retour
Aux Camps"
Guidant
de jeunes lauréats du concours national de la résistance
et de la déportation à travers ces vestiges
de l'enfer concentrationnaire nazi, des anciens déportés
parcourent les camps et livrent leurs souvenirs...
Réalisé
avec le concours de la région Ile de France

Conseil
régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 http://www.iledefrance.fr
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LA
DEPORTATION EN 11 QUESTIONS
Filmés
à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation,

Emile
Torner et Raymond Huard

évoquent
leurs parcours
et répondent aux nombreuses

questions
d'élèves de terminale du lycée Condorcet
de Belfort.
VOIR
LES VIDEOS
Réalisé
avec le concours de la région Ile de France

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33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
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NOS
TEMOIGNAGES
Depuis
plusieurs mois, notre site
s'est enrichi de nouveaux témoignages
d'anciens résistants, internés et déportés,
tournés en vidéos.
Retrouvez-les
ici :
Témoignages
Il
y a dix ans, l’A.D.I.R.P. de Paris comptait plus
de trois cent cinquante déportés et internés.
Ils ne sont plus que cent seize aujourd’hui, et
parmi tous ceux qui ne sont plus, combien ont pu laisser
une trace tangible de leur témoignage ?
Leur témoignage est pourtant l’épine
dorsale de la Mémoire de la Résistance et
de la Déportation.
Persuadée de pouvoir faire toujours davantage pour
le Devoir de Mémoire, l’A.D.I.R.P. de Paris
a décidé de permettre à tous ses
adhérents déportés et internés
de livrer leur témoignage et de donner ainsi à
notre association un véritable rôle de passeur
de Mémoire.
Capté en vidéo, chaque témoin pourra
ainsi laisser aux générations actuelles
et futures une trace de son histoire et contribuer ainsi
à garder vivante cette Mémoire de la Résistance
et de la Déportation...
Réalisé
avec le concours de la région Ile de France

Conseil
régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
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Notre
camarade Charles Palant vient de faire paraître un nouvel
ouvrage.

Voici un extrait de son blog :
"Amis lecteurs,
laissez-moi vous dire,
JE CROIS AU MATIN est le récit dans lequel je ME raconte.
Je délivre ce que ma mémoire a retenu de mon enfance,
de ma jeunesse, de ma déportation, de ma vie d'homme, de
militant engagé.
Ce n'est pas, à vrai dire, une biographie. Je n'ai pas
le savoir-faire de l'historien, ni le talent du chroniqueur. Mon
livre est le recueil de souvenirs des choses vécues et
des expériences accumulées.
Je ne me donne pas en exemple. Et je n'ai de comptes à
régler avec personne.
J'affirme, ça et là des convictions. Aucune n'est
comminatoire. Je le fais avec la fermeté d'une main tendue,
ouverte et franche. Je déteste la main molle.
Les premiers lecteurs de mon livre, encore à l'état
de manuscrit, l'ont trouvé attachant. Certains, les plus
jeunes, m'ont dit qu'ils aimeraient connaître la suite.
Savent-ils, ces veinards, que la suite, eux, la vivront ?"
"Je crois au matin" - 420 pages - Le Manuscrit
éditeur - prix : 29,90€.
Commandes : www.manuscrit.com
- www.Amazon.fr
Librairie du Mémorial de la Shoah
rue Geoffroy l’Asnier - Paris 75004
Union des Déportés d’Auschwitz
39, Bd Beaumarchais – Paris 75003
Compte-rendu
de l’Assemblée Générale
de
l’A.D.I.R.P. de Paris
Mairie du XVIIe Arrt / 28 mars 2009
Une cinquantaine de personnes se trouve
rassemblée dans la salle Poulbot de la Mairie du
XVIIIe arrondissement. Emile Torner représente
la F.N.D.I.R.P. et Maurice Cling préside la réunion.
En préambule aux débats, Maurice Cling lit
la liste des camarades et des personnalités excusés,
puis celle de tous nos camarades disparus depuis notre
dernière assemblé . Une minute de silence
est observée.
Après la lecture du rapport moral d’activité
par Geneviève Guilbaud, Daniel Hurevitch (11e)
soumet au bureau le problème qu’il a rencontré
en tant que membre du jury du concours départemental
de la Résistance et de la Déportation. Il
en a été « remercié »
à la fin de l’année dernière
en vertu d’une règle dite du « renouvellement
des membres ». Or depuis cinq ans que notre camarade
siégeait parmi ce jury, jamais cette règle
n’avait encore été appliquée.
Etonnée, voire choquée par cette mise à
l’écart, l’ADIRP et la FNDIRP ont adressé
un courrier au responsable, mais à ce jour ce courrier
est resté lettre morte. « Que peut-on faire,
? » demande Cling. « Doit-on contacter un
membre plus haut placé au rectorat ? Ecrire un
article dans le P.R. ? »
Jean-Paul
Riffault (président du comité A.N.A.C.R
de PARIS) évoque une remise en cause de la présence
des Résistants dans les jurys. Selon lui, «
l’Education Nationale semble vouloir mettre sous
tutelle ces jurys et il est ennuyeux que ceux qui ont
été concernés en premier lieu par
la Résistance ne puissent plus apporter leur parole
au sein de ces jurys. Cela est en train de devenir un
problème politique. »
Aux yeux
de M. Cling, « Il est clair que nous gênons
car nous ne sommes pas dans la ligne « officielle
» qu’on veut nous imposer. » Il rappelle
que l’inspectrice générale du concours
a été nommé par le gouvernement et
qu’elle avait par ailleurs été nommée
pour participer à la grand réconciliation
entre tous les Anciens Combattants européens (S.S.
et soldats de la Wehrmacht compris).
Gérard Pupile, notre trésorier, présente
le bilan financier de 2008 ainsi que les prévisions
budgétaires pour 2009. Il en ressort que nous avons
désormais des finances saines et équilibrées.
Il remercie encore une fois nos généreux
donateurs grâce auxquels nous parvenons à
nous maintenir à flots. Même la nouvelle
embauche de notre collaborateur David Beau sera finalement
équilibrée grâce aux aides de l’Etat.
La commission des finances donne son quitus.
M. Cling remercie Gérard Pupile et se félicite
de la bonne santé financière de l’association
avant de demander à D. Hurevitch de lire son projet
de résolution. Plusieurs problèmes sont
soulevés.
Tout d’abord,
M. Cling souligne l’importance de la date de création
du programme du C.N.R. et regrette qu’il n’existe
aucun monument dédié à la Résistance
à Paris. Une phrase sera donc rajouter au projet
de résolution.
Puis le problème
est soulevé de la place occupée au sein
de cette résolution par des problèmes jugés
trop « politiques » et pas assez en rapport
avec le combat des anciens déportés et internés
(les médicaments, le conflit israélo-palestiniens,
l’attitude du gouvernement français, etc.).
M. Cling
juge que « la politique du gouvernement est moins
notre problème que ceux rencontrés par les
anciens déportés. » D. Hurevitch se
défend en expliquant qu’il a repris l’article
de Robert Créange paru dans le P.R. et qui était
à ses yeux « encore plus virulent ».
Alice Laufman (responsable de la section du 10e arrt)
rappelle que ces sujets « politiques » ont
pourtant fait l’objet de congrès de la F.N.D.I.R.P.
et insiste pour qu’on les aborde au sein de notre
résolution. M. Cling préférerait
mettre l’accent sur les problèmes liés
à « notre mémoire » : O.T.A.N.,
manuel franco-allemand, libertés rognées
par le gouvernement, etc.
Pour D. Hurevitch
: « On est tourné vers l’avenir et
par conséquent on ne doit pas s’enfermer
sur nos propres problèmes d’anciens déportés.
».
Après
cette discussion vive et passionnée, le rapport
d’activité, le compte-rendu budgétaire
et le projet de résolution sont votés et
acceptés à l’unanimité moins
une abstention en ce qui concerne le projet de résolution.
Puis c’est aux personnalités présentes
de prendre la parole. Catherine Lassure, adjointe au maire
chargée des A.C. a trouvé les débats
passionnés et reste admirative face à la
vivacité des participants. Elle se félicite
également de voir que nous nous efforçons
de transmettre la mémoire tout en restant en phase
avec l’actualité.
Jean Laurans nous « salue au nom des 5000 adhérents
de la FNACA-Paris. Il rappelle que son association s’est
inspirée du travail de la FNDIRP en ce qui concerne
le travail de mémoire et notamment les interventions
dans les collèges et lycées. Il annonce
par ailleurs qu’une nouvelle association s’est
crée, l’Espace Parisien Histoire Mémoire
de la Guerre d’Algérie. Regroupant plusieurs
associations d’anciens combattants d’Algérie
de tous bords, elle compte environs 20 000 adhérents
et organisera le 19 mai un colloque à l’Hôtel
de ville de Paris sur la « Mémoire Partagée
» de la guerre d’Algérie.
H. Wilkowski, trésorier de l’AFMD, rappelle
que son association est présente dans 73 départements
et que ses effectifs se composent de la façon suivante
: 20% d’anciens déportés, 40 % d’amis,
40% de famille. Il prévient que lors de la prochaine
AG, ils annonceront la création d’une nouvelle
délégation à Paris.
Pour terminer, Emile Torner prend la parole pour nous
transmettre le salut de notre direction nationale. Il
rappelle les succès des deux derniers congrès,
notamment en ce qui concerne la souscription nationale
et la vente des livres. Il s’inquiète de
la nouvelle vague négationniste (Dieudoné,
Faurisson, Evèque Williamson, Le Pen) et rappelle
qu’il faut faire attention aux sites de la Déportation
et que de gros efforts sont à fournir pour les
maintenir en l’état.
M. Cling remercie E. Torner puis revient sur le congrès
de Metz. Le thème en étant la torture, Henri
Alleg, l’auteur de « La Question »y
a été invité, mais l’A.D.I.R.P.
de la Moselle s’y est opposée et Cling regrette
amèrement que la FNDIRP ait dû céder
que Alleg n’ait pu venir au congrès. Puis,
revenant sur les journées de commémoration,
M. Cling estime qu’elles se vident peu à
peu de leur sens. La preuve : pourquoi n’y a-t-il
pas de drapeaux américains, anglais ou russes à
l’Arc de Triomphe le 8 mai ? Ce sont des batailles
qui méritent d’être menées si
on veut maintenir vivantes les valeurs de la déportation
et de la résistance.
Un dépôt de gerbe a lieu ensuite devant le
monument aux morts de la mairie, puis un vin d’honneur
est offert par la municipalité. A l’heure
du déjeuner, tous les camarades participèrent
avec entrain à un chaleureux et convivial repas.
|
Rapport
d’activité 2008,
rédigé
par Geneviève Guilbaud
En 2008, lors de notre dernier
congrès, nous étions une cinquantaine réunis
à la mairie du XIIe. Nous sommes aujourd’hui à
peu près aussi nombreux. Il est donc plaisant de constater
que, malgré son grand âge – 42 ans - notre
association peut s’appuyer chaque année sur un
noyau dur de fidèles.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé activement
aux cérémonies du mois d’avril, la Journée
National de la Déportation. Dans tous les arrondissement
nous nous sommes efforcer de déposer une gerbe et de
lire le « Message ». Signalons que depuis plusieurs
années, c’est la fille du docteur Meyroune qui,
reprenant le flambeau, lit le Message dans le 20e (ou 19e arrt)
lors de la cérémonie.
En 2008, lors du congrès de Metz de la F.N.D.I.R.P.,
l’A.D.I.R.P. de Paris y était particulièrement
présente, avec presque une douzaine de ses membres du
bureau siégant parmi les différentes commissions
mises en place.
En 2008, si le nombre de ceux qui en sont encore capable a diminué,
plusieurs d’entre nous n’ont pas compté leur
peine et se sont rendus dans les classes pour témoigner,
après que l’association ait adressé un mailing
à tous les lycées et collèges parisiens,
privés et publics. Difficile de chiffrer le nombre de
témoins et de témoignages, mais nous sommes toujours
actifs sur ce front et c’est tout ce qui doit compter.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a vu un de ses membres,
M. Daniel Hurevitch être « remercié »
entre guillemet du jury départemental du Concours de
la Résistance et de la Déportation. Les explications
plus qu’embrouillés du RECTORAT ne nous ayant pas
convaincu, nous avons depuis adressé plusieurs courriers
aux responsables pour demander non seulement des explications
mais également la réintégration de notre
camarade au sein du jury. Ces courriers étant restés
sans suite, nous ne comptons pas en rester là et envisageons
d’autres démarches pour obtenir éclaircissements
et réparation.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé aux
Forum des Associations du XIe et du XIIe arrt. Des livres et
calendriers y furent vendus.
En 2008, le Bureau de l’A.D.I.R.P. de Paris s’est
réunit une demi-douzaine de fois, et on ne dira jamais
assez comme cela facilite les activités de l’association.
Remercions par conséquent tous ceux qui participent activement
à ces réunions, été comme hiver.
Le résultat de leur travail est particulièrement
réussi, puisque en 2008, après avoir placé
264 cartes sur 307 distribuées, l’A.D.I.R.P. de
Paris de Paris a dégagé un surplus de 3620,00
€. L’année précédente, elle
en avait placé 278 et dégagé un surplus
de 3593,00 €. Le niveau est donc maintenu et nous espérons
qu’il en sera de même en 2009. Par ailleurs, l’A.D.I.R.P.
de Paris a placé en 2008 569 calendriers alors qu’elle
n’en avait placé « que » 488 en 2007.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a une nouvelle fois organisé
son Pot de l’Amitié qui fut encore une fois un
franc succès comme vous avez pu le constater si vous
y avez participé ou lu le compte-rendu dans le Patriote
Résistant.
En 2008, s’est tenue dans les locaux de l’association
la réunion interdépartementale des A.D.I.R.P.
de la région parisienne. Les camarades y furent assez
nombreux et nous avons été assez heureux de constater
que, malgré toutes les difficultés rencontrés
au sein des différentes sections et des différents
départements, chacun tentait d’apporter des solutions
à la diminution des effectifs.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a trouvé une solution
pour réengager David, notre fidèle collaborateur,
sous la forme d’un emploi à mi-temps subventionné
à 75% par l’Etat. Grâce à lui et à
son travail, notre site internet a déjà considérablement
évolué.
Il contient désormais
des témoignages d’anciens déportés
et internés que David a été filmé
chez eux avant de monter, d’indexer et de mettre en ligne
sur internet ces films vidéos. Vous pouvez en particulier
retrouver sur notre site www.adirp.org le témoignage
très émouvant d’un de nos camarades du 4e
arrt, M. Halaunbrenner, qui raconte le jour où il a vu
Klaus Barbie faire irruption chez lui pour arrêter son
père et son frère et comment il fut amener à
témoigner lors du procès de Klaus Barbie, après
que sa propre mère ai accompagner le célèbre
avocat Serge Klarsfeld jusqu’en Bolivie pour y retrouver
l’ancien nazi.
Notre site est
bien sûr destiné aux plus jeunes générations,
afin qu’elles puissent avoir accès à nos
témoignages lorsque nous ne serons plus en mesure de
nous rendre par nous mêmes dans les collèges et
les lycées.
Pour rendre encore
plus riche - et donc encore plus utile - cet outil de la Mémoire
qu’est en train de devenir notre site, nous en appelons
à tous les camarades anciens déportés et
internés, qu’ils aient ou non l’habitude
de témoigner, pour qu’ils se mettent en contact
avec David et puissent témoigner au nom du Devoir de
Mémoire.
Je terminerai en reprenant les mots de Gisèle Guillemot
notre camarade ici-présente qui rédigea de sa
plume la plus fine le rapport d’activité l’année
dernière : « Mais nous ne sommes pas là
seulement pour nous auto-féliciter. Nous n’en avons
pas fini avec nos revendications, il nous reste à obtenir
et ce serait grand temps :
- l’indemnisation des P.R.O. ou de leurs ayants cause.
- l’amélioration de la situation des internés.
- la modification du mode de calcul du rapport constant.
- la proportionnalité des pensions
- l’extension du contentieux en maintenant chaque année
le niveau du budget en euros constants.
Notre influence auprès de nos camarades et de leurs familles
passe par notre journal « Le Patriote Résistant
» dont la qualité et la valeur ne sont plus à
démontrer. Il doit être dans tous les foyers.
Nous vous souhaitons donc d’abord une bonne santé
pour pouvoir assurer et puis un grand courage pour vaincre la
fatigue qui est le lot des gens de notre âge. Nous avons
le devoir de rester debout jusqu’au bout du chemin.
Nous ne pouvons pas prendre notre retraite. »
|
| > Bref
aperçu historique |
> Centres
d'Entraide |
| Dès 1944, dans les camps
nazis et la France libérée, des structures sont créées et des
projets élaborés afin de préparer le retour des Déportés, de
promouvoir l'indispensable entraide aux survivants et aux familles
et de perpétuer les valeurs de la Résistance. |
En France,
jusqu'à l'automne 1944, aucune organisation officielle ne s'occupe
des Déportés, les familles sont uniquement soutenues par les
mouvements de la Résistance - le gouvernement de Vichy se désintéressant
du sort des Déportés qu'il a souvent lui-même livré aux nazis.
Dans le gouvernement provisoire de la France Libérée, un ministère
est chargé des Prisonniers de Guerre, Déportés et réfugiés.
Parallèlement, un mouvement associatif se développe.
Des Internés libérés et des Résistants créent en novembre 1944
la Fédération Nationale des Centres d'Entraide d'Internés et
Déportés Politiques.
Aidée par des subventions gouvernementales, cette association
s'implante peu à peu dans tous les départements.
Son action est pensée en fonction de l'attente du retour des
Déportés, même si l'on est encore loin d'imaginer alors l'ampleur
du désastre. |
| > Buchenwald |
Le
Colonel Manhès et Marcel Paul créent à Buchenwald
le Comité des Intérêts Français où cohabitent tous les mouvements
de Résistance présents au camp.
Les statuts d'une Fédération sont rédigés pour, après la Libération,
défendre les intérêts de tous les Déportés, poursuivre les criminels
nazis, témoigner et rester fidèles à tous les compagnons qui
ont trouvé la mort. |
| > 40 000
rapatriés |
Le
retour des Déportés est un choc terrible pour la France.
D'avril à juin 1945 pour la majorité d'entre-eux :
environ 40 000 rapatriés squelettiques ont terriblement besoin
de soins, de repos, de longues convalescences et de moyens de
(sur)vivre.
La Fédération des Centres d'Entraide mobilise toutes les bonnes
volontés.
Elle complète ainsi l'oeuvre matérielle du gouvernement et apporte
tout ce que l'esprit de solidarité peut ajouter moralement auprès
des rescapés.
C'est à ce moment précis que beaucoup comprennent qu'ils ne
reverront plus ceux des leurs qui étaient partis et dont ils
étaient sans nouvelle depuis des années. |
| > Le Serment |
Des
personnalités de Buchenwald sont rapatriées le 18 avril 1945
par avion, notamment Marcel Paul et le Colonel Manhès.
Après avoir rencontré de Gaulle, Eisenhower et les dirigeants
de la Fédération des Centres d'Entraides, Manhès et Marcel Paul
retournent en Allemagne pour assister les Déportés, retrouver
ceux qui sont isolés dans les commandos et organiser leur rapatriement.
A Buchenwald, à Mauthausen, les Déportés prononcent des serments
où ils promettent de s'unir pour témoigner et perpétuer les
valeurs de la Résistance.
> lire
le serment |
| > La Fondation
pour la Mémoire de la Déportation |
En 1990, l'unité du monde de
la Déportation a fait un grand pas en avant quand la FNDIRP,
en association avec l'union des Mutuelles de l'Ile de France
(UMIF), a crée la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
> le site de la Fondation : http://www.fmd.org |
| > Structure
de la FNDIRP |
Depuis
sa fondation en 1945 jusqu'à nos jours, la FNDIRP a développé
une structure et des activités décentralisées.
Les sections locales se regroupent au sein d'une Association
Départementale déclarée en préfecture selon la loi de 1901.
L'ensemble des Associations Départementales constitue la Fédération,
reconnue d'utilité publique. Chaque
année, des Congrès ou Assemblées Générales réunissent à tous
les niveaux les adhérents ou bien leurs délégués.
Ce sont eux qui, alors, élisent les présidents et adoptent ou
non les motions proposées. |
|
| > Le Colonel Manhès |
Héros
de 14-18, Résistant de la première heure, ami proche de Jean
Moulin, gaulliste, colonel de l'armée de l'air des FFL (Forces
Françaises Libres), Fréderic-Henri Manhès est arrêté en 1943.
Torturé, il arrive à Buchenwald en janvier 1944. |
| > Marcel Paul |
Enfant
de l'assistance publique, syndicaliste célèbre, communiste toujours
favorable à l'union, lui aussi résistant de la première heure
et auteur de sabotages multiples, Marcel Paul est déporté de
Compiègne à Auschwitz en avril 1944 puis à Buchenwald en mai
1944. |
| > Un Comité historique |
De tous bords confondus, les premiers dirigeants
de la FNDIRP seront les suivants :
Président Colonel Manhès (gaulliste)
Vice-Présidents Marcel Paul (communiste) Professeur
R. Heim
Docteur M. Guislain
Révérend Père Riquet (catholique) |
| > La FNDIRP aujourd'hui |
La
FNDIRP est restée fidèle à l'esprit de ses fondateurs : Union
de tous les Internés et Déportés, Solidarité et Témoignage.
Elle a élargi ses actions de solidarité à d'autres souffrances
: aide matérielle pour le creusement de puits au Burkina-Faso,
aide à la lutte contre les mines antipersonnel...
Elle fait entendre sa voix dans le respect de la diversité des
opinions de ses adhérents, sur toutes les questions relatives
à la paix dans le monde.
Elle prône le règlement des conflits par la négociation et l'application
des résolutions de l'O.N.U..
Elle publie un journal mensuel, " LE PATRIOTE RESISTANT ".
Elle édite et diffuse des dizaines d'ouvrages. |
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