Issue d'une famille juive habitant "un
vrai kibboutz", dans la rue des Deux Ponts sur l'Ile de la Cité,
Samuel Adoner et les siens sont un jour arrêtés et emmenés
à Drancy, puis à Auschwitz aprèsun périple
de trois jour, entassé dans un wagon à bestiaux.
Arrivé en Haute-Silésie,
il est aussitôt séparé de sa famille qu'il ne reverra
jamais. Commence alors pour lui trois longues années de détention
dans différents camps et Kommandos.
Il assistera à l'extermination
des juifs roumains, hongrois et des tziganes et se liera d'amitié
avec des prisonneirs de guerre anglais, russes et français.
A Auschwitz, il intègre le ScheisseKommando,
le "Kommande de la Merde" qui fut selon lui "Une vraie
planque".
Battu, mutilé, il
survit au typhus, au froid, aux Marches de la Mort et échappe de
peu à une fusillade.
Libéré le 11 avril 1945,
il raconte comment lui et quelques camarades ont massacré un S.S.
qui tentait de s'échapper.
Rapatrié le 30 avril, il évoque
le retour à Paris et l'affrontement qu'il eut avec l'homme qui
occupait l'appartement de sa famille.
Unique survivant de sa famille, il évoque
la plaque posée rue des Deux Ponts en hommage aux 44 familles
qui habitaient cet immeuble et qui furent déportées et
décimées.